Griffonnages

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Partie la plus narcissique de ce carnet où l'on peut trouver des tranches de vies, des anecdotes, mais certainement pas l'exhibitionnisme à la twitter.

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dimanche 20 juillet 2008

Elle est si jolie

L'anecdote du jour.

Je prends mon iPod pour ma promenade dominicale, et je me mets à chantonner :

Aujourd'hui c'est l'automne
Et je pleure souvent
 Aujourd'hui c'est l'automne
Qu'il est loin le printemps

On remarquera qu'avec le temps qu'il fait à Bruxelles aujourd'hui, c'est tout à fait approprié. Ce qui est étonnant, c'est que j'ai aucune raison de chanter ça, je ne suis pas un gars qui écoute Nostalgie.

Je quitte mon chez-moi, enfourche mes écouteurs, appuie sur « play » et là j'entends

…blierai jamais
Aujourd'hui c'est l'automne…

Putain, exactement là où j'ai commencé à chanter ! 4 jours après avoir mis en pause. Impressionnant comment la mémoire fonctionne, la puissance de l'inconscient. Je n'en reviens toujours pas.

La mémoire est si jolie.

jeudi 5 juin 2008

Message codé

Je pars voir le lapin 10 jours.

vendredi 7 mars 2008

Meme six c'est inutile...

...je l'écris quand même parce que Raveline m'a taggué. (ça remplacera parfaitement la bière que je lui dois)

Voilà six choses inutiles sur moi que vous n'auriez certainement jamais su sinon :

  • J'aime m'endormir en me glissant tout entier sous la couette.
  • Je suis un néo-evrettien : je crois à l'interprétation "Many Worlds" de la mécanique quantique.
  • J'aime les structures ordonnées, j'ai ainsi classé ces items du plus court au plus long. (Je ne considère pas mon logement comme une structure)
  • Quand j'étais au lycée, je jouais plusieurs heures par jour aux échecs, j'ai gagné des tournois. J'ai arrêté d'y jouer en rentrant en prépa, je n'ai pas vraiment repris depuis.
  • Quand j'aime particulièrement un livre d'un auteur vivant, je lis toute son œuvre, même si les autres livres sont moins bons ou carrément catastrophiques. J'ai ainsi lu les intégrales d'Amélie Nothomb, Frédéric Beigbeider, Daniel Pennac, Grégoire Polet, Dan Simmons, Éric-Emmanuel Schmitt, Sylvie Germain, Philippe Claudel,...
  • Je n'ai aucune mémoire des noms et des visages. Je suis totalement incapable de reconnaître les personnes, je confonds les prénoms de tout le monde. Cela me complique souvent la vie quand je lis un livre, il est régulier que je confonde les personnages. Les acteurs ont souvent la mauvaise habitude de jouer des rôles très différents ce qui fait que je les confonds tous. J'arrive maintenant à faire comme si je reconnaissais les gens.

Comme mon blog est totalement non influent, presque tous ceux à qui j'ai envie de refiler ce meme l'ont déjà reçu. 5 personnes peuvent le prendre, personne ne vous dira rien, c'est cela aussi l'univers des blogs, tout le monde considère comme normal de parler de soi. Et la sixième personne, c'est Valentine de Carré Rond, pour faire plus ample connaissance, n'ayant pas assez eu de temps hier soir à Paris-Carnet.

jeudi 13 décembre 2007

Aujourd'hui, rien

Mais alors rien du tout. Pas la moindre envie. Rien.

mardi 28 août 2007

Μαγδαληνή, μου λείπεις

Incendies en Grèce [Source : Le Kroll, lesoir]

lundi 27 août 2007

Positiver

Mon approche habituelle pour me débarasser des quantités négatives :

  • |x|
  • -x

Elle est inutile en ce qui concerne mes idées négatives, il va falloir innover.

dimanche 26 août 2007

Comme un rat mort

Depuis mon arrivée à Bruxelles, je m'ennuie.

Ma vie sociale est réduite a néant, totalement annihilée. Hormis mes collègues, c'est le trou noir intersidéral. Pis, je ne me sens pas à ma place. L'accent donne un côté vaguement absurde du lieu, la traduction systématique en néerlandais me dépayse totalement.[1]

J'ai vu qu'il y avait une réunion de blogueurs le 8 septembre, j'y irai, et je comparerai avec Paris-Carnet, sait-on jamais, ce sera peut-être mieux. En tout cas, je ne doute pas que le Belga soit mieux que l'Assassin, le choix de bières y est bien plus variés.

Je crois que j'ai enfin trouvé la solution pour rencontrer des gens : aller voir un psy. Je pourrais enfin parler à quelqu'un qui ne s'en ira pas, et qui fera mine de me comprendre. Une fois encore les apparences seront sauves.

Ce qu'il manque à ma vie ? Du romanesque ! Je rêve de rencontrer une Onze, de côtoyer un Octave Parango, d'expérimenter pleinement la vie de Magnus, de vivre dans un monde Nothombien, de pouvoir cracher ma haine teintée d'admiration sur un Maximilien Aue... Me suis-je trompé de lieu, ou d'époque ?

Notes

[1] Il est a noté que j'ai suivi 5 mois de cours de cette langue barbare qui fait de la langue de Goethe une douce mélodie, mais que je suis toujours incapable de prononcer le moindre mot

mardi 21 août 2007

Chauffeur de taxi

Flamands roses

Lever à 6h00 pour voir le lever de soleil sur la mer et le vol de flamands roses, puis direction la Gare de Montpellier. TGV, correspondance parisienne et Thalys direction Bruxelles Midi (la mal-nommée). Et là, en quittant un midi pour un autre, j'ai réalisé que j'avais surtout quitté le soleil radieux pour le crachin. Un instant d'égarrement et je me suis cru à Londres, mais non, les taxis roulent mal et à droite. Dieu que j'ai envie de rentrer.

Ah, le chauffeur de taxi bruxellois !

- Et vous allez vous installer ici combien de temps ?
- 3 ans au moins, 4 certainement.
- Mais vous êtes fous ! Ne faites pas la même erreur que moi. J'étais venu ici pas longtemps. Puis ensuite on se marie, on fait des gosses et on a le prêt de la maison à rembourser. J'ai vraiment envie de me casser d'ici, il fait toujours mauvais. Regardez ce temps, et dire que nous sommes en août ! Vous savez, moi je voudrais habiter à Cassis ou à Perpignan (à moins que ce soit Montpellier, je les confonds toujours ces deux) mais à cause des gamins, je ne peux pas. Ca fait 38 ans que je suis ici. Non, vraiment, ne faites, pas la même erreur que moi.
- Pourriez-vous faire demi-tour, je vous prie.

Puis finalement non, je suis encore là, et j'ai même commencé à travailler. Alors j'écoute en boucle Bénabar et j'essaye de me persuader qu'il me faut mes yeux d'artiste pour voir que Bruxelles est un joyau :

Je n'avais pas de cadeau pour t'offrir à Noël,
J'en voulais un très beau, j'ai pensé à Bruxelles.
Offrir une ville c'est vaniteux, je le reconnais mais j'm'en fous,
Parce que c'est quand même mieux que de rien offrir du tout.
Tu te serais contentée d'un cadeau moins tape-à-l'oeil, d'un livre ou d'un CD, d'une paire de boucles d'oreilles.
Mais dans une bague ou un collier, je te mets au défi de faire entrer sans les casser Saint-Josse et la gare du Midi.

(Ah oui, je cherche toujours de quoi me loger)

dimanche 29 juillet 2007

18 ou 112 ?

Billet spécial XIII

Je rentrai d'un restaurant bien arrosé pour fêter mes 2x ans. Ça sentait le cramé. Ça puait même. Au rez-de-chaussée, par un volet entr'ouvert sortait de la fumée. Plus étonnante était celle qui émanait de la fenêtre voisine aux volets violets fermés. Avec mon acolyte, nous ouvrâmes la fenêtre et découvrîmes un gars, entre 25 et 30 ans, endormis dans un studio à l'atmosphère totalement saturée en carbone, l'odeur du brûlé en prime.

Nous en convînmes, il fallait appeler les pompiers. Munis de mon portable, j'hésitai, 112 ou 18 ? 18 ou 112 ? les pompiers, c'est 18. Oui, mais les urgences, c'est le 112 ! Ah... Le réflexe ancré au fond de mon cerveau par une nuée d'enseignant(e)s l'emporta, les pompiers, c'est le 18. Et puis c'est tout.

- Au 12 rue du xx xx, à Xxxxxx, un homme est endormi dans un studio, une quantité incroyable de fumée s'en échappe, on crie et on sonne pour essayer de le réveiller, mais rien n'y fait.
- Rue du quoi ? je la trouve pas dans mon ordinateur.
- Rue du xx - xx
- Ah !? avec un tiret, alors... ah oui la voilà. Vous êtes monsieur ?
- Monsieur Celui C.E.L.U.I
- Très bien, nous envoyons une équipe sur place immédiatement.

Les 5 minutes suivantes furent moralement difficiles. Rien à faire, si ce n'est attendre. Et pendant ce temps-là, la fumée s'épaississait.

Enfin, les démons anges rouges et noirs débarquèrent, flanqués de la police municipale. Ils examinèrent la porte :

- On la défonce ?
- À la hache ?
- Je défonce.

Un coup de pied bien placé y suffit. La porte céda et l'homme se réveilla. Immédiatement extrait dans la rue, l'homme vêtu d'un simple slip, essayait de reprendre ses esprits. Les pompiers ne lui en laissèrent pas le temps : déclinez votre identité aux gendarmes[1]

Un attroupement se forma, alors nous nous éclipsèrent, le sentiment d'avoir accompli une bonne action. Narrée ici et instantanément dévoilée à la face du monde. Ton Père sait ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.[2] Si je meure étouffé, je saurais pourquoi.

Notes

[1] Ne sait-on pas faire la différence entre des policiers municipaux et des gendarmes chez les pompiers ?

[2] Mathieu, 6-4

samedi 28 juillet 2007

Comme tous les ans

un an de plus.

vendredi 6 juillet 2007

La robe me va bien

Je me demande si je n'ai pas loupé ma vocation.

Avec la robe d'Eolas

Merci à Eolas et au photographe.

mardi 3 juillet 2007

Expo ?

Y'aurait-il une expo intéressante à Paris pour passer du temps demain matin ? J'ai déjà visité celle d'Anselm Kiefer au Grand Palais et je ne mettrai pas les pieds à celle du Facteur Cheval au musée de la Poste puisque le Palais Idéal s'élève à une poignée de kilomètre de mon enfance.

Au pire, et grand bien, j'irais me recueillir au musée d'Orsay.

lundi 2 juillet 2007

Le bout du tunnel

Je vous nargue : je suis en vacances. Juilletiste penserez-vous. Non point. Se laisser affubler d'un tel adjectif n'est pas dans l'air du temps. Il y a déjà les ouiistes et les nonistes, les sarkozystes et les ségolénistes, la France d'en haut et celle d'en bas, les lève-tôt et les couche-tard, alors je refuse une nouvelle distinction basée sur un choix aussi personnel que le mois de départ en vacances. Dans un soucis de conciliation, je me pose en trait d'union, 2 mois de vacances. Ce blog va reprendre vie. On ne sort pas du coma du jour au lendemain, on passe en salle de réa d'abord.

Mon neurochirurgien souhaite que je me repose.

Mon psy désire que je lui parle de ma mère.

Mon banquier explique à mon répondeur que je dois l'appeler.

Mon moi me souffle que les soldes ont débutées.

Mon conseiller culturel s'apitoie : j'ai snobé Praxitèle au Louvre.

Je vivais un peu trop vite, profitant de mes quelques mois franciliens, le repos se trouve en province. Il est temps de redécouvrir une lenteur dans la gestuelle, des odeurs moins carbonées, des arbres moins bétonnés, un ciel moins gris, une vie plus joyeuse et moins excitée.

jeudi 28 juin 2007

Message Personnel

Nicolas m'a fait la bise. C'est tout. J'ai voulu m'asseoir sur ses genoux, il m'a répondu : Je ne m'appelle pas Laurent !

mardi 26 juin 2007

Coma

Ce blog est dans un état comateux depuis bientôt un mois. Les gens les plus givrés y verront une conséquence de l'état du MoDem, les vrais cons presque une relation symbiotique.

Les causes sont plus prosaïques et multiples :

  • Je suis accaparé par mon travail et le soir, étant moi-même au bord de l'effondrement tant physique que nerveux, j'ai la flemme d'écrire
  • J'ai essayé d'écrire, une dizaine de billets, tous supposés intéressants, mais jamais finis. Je n'arrive plus à écrire, déjà que ma plume souffre d'un caractère artificiel, alors ces temps-ci cela c'est aggravé. Je n'aime pas mes mots, alors les billets restent dans les méandre d'sql.

Je ne sais pas s'il y a une réelle corrélation entre les deux. D'un côté cela semble logique, mais je me plais à imaginer que si je travaille beaucoup, que mon côté scientifique et cartésien est fortement sollicité, alors comme un contrepoids, un besoin d'écrire ressurgit des tréfonds de moi-même, histoire de rester mentalement équilibré.

Comme conséquence, vous avez le droit à des billets bâclés, souvent ironiques. C'est facile l'ironie, ça ne va pas chercher loin, ça fait passer le temps. Expliquer ce que je pense du traité simplifié ce serait long, alors pour signifier une partie de ma déception, j'ai mis en avant les symboles passés d'une certaine façon à la trappe. Oui, et alors ? Pas grand'chose en fait.

Alors voilà, je suis fatigué, mon emploi du temps est trop garnis, et je me déçois en n'arrivant pas à écrire. C'est un peu pathétique.

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