Griffonnages

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Politique

Des réflexions plutôt sur la chose politique que de la politique pure et dure. Et de toute manière, je ne suis pas un bon tribun, je n'y arriverai pas. Ébauches d'analyses et de réflexions principalement.

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lundi 21 juillet 2008

Le Marie-George Show

J'ai passé mon après-midi devant Public-Sénat (c'est férié en Belgique aujourd'hui) et Marie-George Buffet m'a bien fait rire. Morceaux choisis :

Vous prétendez renforcer les pouvoirs du Parlement mais sans avouer que 80 % des lois ne sont plus que des modalités d’application de directives avalisées à Bruxelles par le Gouvernement, en violation manifeste du principe démocratique selon lequel le Parlement vote la loi et le Gouvernement, ne fait que l’exécuter. Il est temps de reconnaître que le Parlement a le droit de participer réellement aux choix de l’Union européenne.

Marie-George, si tu voulais vraiment renforcer le rôle des parlements nationaux dans l'Union, ne fallait-il pas voter oui au TCE ?

Marie-George, veux-tu dire que c'est au Parlement de ratifier le Traité de Lisbonne ?

Marie-George, sais-tu que dans c'est dans le traité de Lisbonne que le rôle des parlements nationaux est pour la première fois détaillé ?

Voilà pourquoi nous demandons la reconnaissance de la démocratie participative, à commencer par un véritable référendum d’initiative populaire.

Attention Marie-George, il ne faut pas fricoter avec les socialistes, il ne sont pas la vraie gauche. Parce que moi, je ne sais pas ce qu'est un véritable référendum d'initiative populaire. Mais bon, dans le texte adopté que tu n'as pas voté, il y a en a une amorce, non ? Dans le TCE que tu n'as pas voté non plus, il y avait aussi un référendum d'initiative populaire, non ?

Voilà également pourquoi, alors que seuls les salariés sont intéressés au développement de leur entreprise, les actionnaires ne pensant qu’à leurs dividendes, nous demandons la consécration d’une véritable citoyenneté pour les salariés à l’intérieur de leur entreprise.

Marie-George, voudrais-tu que l'on inscrive la lutte des classes dans la Constitution ?

(On pourrait s'amuser aussi avec le discours d'Arnaud Montebourg, mais ce serait beaucoup trop aisé. J'ai déjà suffisamment cédé à la facilité cette semaine.)

Amusons-nous avec les ségolénistes (2)

Dagrouik (autre « vigilant ») souhaiterait l'exclusion de Jack Lang s'il revient de Mykonos. Vous comprenez, chez les socialos, il faut être solidaire des règles du parti, sinon on va voir ailleurs (au gouvernement, par exemple).

Sauf que Dagrouik était un noniste et qu'on ne l'a jamais entendu dire qu'en 2005, il y avait une occasion manquée pour le PS de se débarrasser de ces droitiers de ouistes. (Ah oui, c'est vrai la Madone a voté oui. Ben mince alors, c'est compliqué la vie, il y a des nuances…)

Amusons-nous avec les ségolénistes

(Grande) grève (on ne sait pas pourquoi exactement) le 10 novembre 2008 annoncée (au conditionnel) chez un « vigilant ».

Voilà comment je ressens ce billet : le 10 novembre, c'est un lundi, en faisant un grève on se prend un week-end super-prolongé. Et puis le week-end suivant, c'est Congrès, alors comme on va se taper dessus échanger beaucoup d'idées de manière utile et sereine, on sera bien fatigué, donc on va se reposer préventivement. Parce qu'il vaut mieux prévenir que guérir, hein ? Bon, de toutes façons, on trouve toujours une raison pour faire grève (et de plus, personne ne s'en aperçoit de nos jours). Là on parle constitution, mais s'il le faut on parlera pouvoir d'achat, anti-sarkozysme primaire, libération d'Ingrid Bétancourt, traité de Lisbonne sur lequel Ségo est d'accord mais on ne nous a pas demandé notre avis, revalorisation des retraites,… Alors hein, je mets un conditionnel, comme ça, on a un peu de temps pour trouver une excuse plausible.

mercredi 18 juin 2008

La lisibilité de l'Europe

Je suis d'accord avec Authueil, l'Europe n'est pas lisible. Non, sérieux, vous vous rendez compte le nombre d'institutions qu'on a en Europe :

  • le Conseil de l'Europe
  • le Conseil de l'Union européenne
  • le Conseil européen
  • la Commission
  • le Parlement européen de Strasbourg
  • la Banque Centrale Européenne
  • la Cour Européenne des droits de l'Homme (conçue par Richard Rogers, je comprends ensuite qu'on aime pas l'Europe)
  • la Cour des comptes européennes
  • le Parlement Européen de Bruxelles
  • la Cour Européenne de Justice

C'est vrai en France, on a quoi, un parlement, un sénat, un conseil constitutionnel, une banque centrale, un conseil d'état, une présidence, un gouvernement, une cour des comptes, c'est vachement moins impressionnant.

La facilité, ou plus exactement, la démission de l'intelligence comme le dit Eolas, c'est de tout mettre dans le même panier, d'apposer le mot Europe sur tout ça.

L'Union est un projet à histoire mouvante, on essaye un peu dans un coin un petit bout de projet, et puis si ça marche on continue, d'autres pays viennent s'y greffer. Et oui, c'est vrai, l'Union ressemble souvent à un agglomérat de pays qui ne présente pas toujours une cohérence. Oui, mille fois oui, c'est absolument stupide qu'il y ait un conseil de l'Union européenne, un conseil de l'Europe et un Conseil européen, mais discréditer l'Union sur ses aspects de forme, l'est tout autant.

Simple remarque de ouiste béat, le conseil de l'Union européenne est renommé Conseil des ministres dans le traité de Lisbonne.

Je suis aussi d'accord avec Authueil sur un autre point, il faut faire l'Europe à plusieurs vitesses, parce que pour le moment, l'Europe n'est qu'un monolithe, jugeons plutôt :

  • 47 pays membres du Conseil de l'Europe
  • 27 pays membres de l'Union Européenne
  • 16 pays membres de l'Eurogroupe
  • 24 dans l'espace Schengen
  • 31 dans l'espace de libre échange économique européen
  • peut-être 42 états dans la futures Union Euro-méditerrannéene

mercredi 11 juin 2008

D'un Z qui voulait dire Zorro

Alors il faudrait qu’une force nouvelle prenne le relais du mécanisme intergouvernemental pour affirmer au monde et à l’Europe elle-même la naissance d’une nation européenne agissant en tant que telle sur la scène mondiale. Cette force, ce ne peut être que le peuple Européen dans son ensemble et la seule occasion ou il pourrait s’exprimer d’une seule voix seraient les élections du Parlement Européen de 2009.

Référendum irlandais et Plan Z

Et si en attendant, on se contentait de pédagogie sur l'Europe[1]. κύδος à feu Publius. Qui se charge de prendre le relais ?

Notes

[1] Oui, c'est engagé d'omettre Union, j'assume complètement

mardi 3 juin 2008

ue2008.fr

logo ue2008.fr

Depuis hier le site de la présidence française est en ligne. Ou plus exactement une version ultra-light, qui amène cependant quelques remarques :

  • Le site sera traduit dans 5 langues, c'est mieux que celui de la Slovénie, mais cela ne me semble pas aller dans le sens de la sauvegarde et de la promotion des langues officielles de l'Union. Et pendant ce temps-là, on inscrit les langues régionales dans la constitution…
  • Le logo de la présidence fait dans le simple, mais pas le simplisme. Il est plus facile à décrypter que celui, légèrement abscons, de la présidence slovène.
  • On dispose enfin du calendrier, très chargé, et qui confirme le double langage de Nicolas Sarkozy sur l'Europe. Un exemple : « 13 et 14 juillet 2008, Paris : Sommet "Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée" » Pour l'opinion publique, c'est trop compliqué d'expliquer que depuis 1995, il y a le Processus de Barcelone (EuroMed), de faire un point clair sur ses objectifs, ce qui a bien fonctionné et ce qui n'a pas fonctionné, quelles sont les nouvelles lignes que Nicolas Sarkozy veut y apporter. On appelle ça Union pour la Méditerrannée, c'est tout nouveau, c'est tout beau, et ça va résoudre la « question » de l'immigration.
  • Et un gros logo vers elysee.fr, bling-bling jusqu'au bout.

mardi 29 avril 2008

De la facilité d'être eurosceptique

Billet coécrit avec Zarb

Je suis très chatouilleux sur l'Europe, je n'aime pas quand l'Union devient un épouvantail. On connaît les penchants d'une certaine gauche à vilipender la Commission, bastion inexpugnable de libéraux sans conscience, et d'une certaine droite souverainiste. Mais il y a pire, il a ces relents de chiraquisme qui traînent : le moindre progrès en France est dû à la politique ambitieuse du président et de son gouvernement, les soucis naissent à Bruxelles.[1] Le problème, c'est que la droite n'arrive pas à se débarrasser définitivement de cette manie ; l'opportunisme de Nicolas Sarkozy sur cette question me navre en permanence. Mais l'on connaît les penchants du personnage. En revanche, le voir sous plume cultivée d'Authueil est plus surprenant.

Dans son billet sur le brassage d'air de Laurent Fabius, dont l'argumentation générale me convainc dans l'ensemble, on peut lire :

Troisième obstacle, l'Europe, qui verrait d'un très mauvais œil une telle initiative. Au nom d'un certain nombre de dogmes, l'Union Européenne déteste les interventions de l'État sur les marchés. Il est aujourd'hui impossible de nationaliser, sauf risque de faillite imminente, et encore avec désengagement annoncé de l'Etat une fois que la situation s'améliore. Un fonds souverain, chargé d'intervenir au sein d'entreprises industrielles, comme un faux nez d'un État, cela n'a aucune chance de passer l'obstacle Bruxelles ! Pour ceux qui l'auraient oublié, la Norvège ne fait pas partie de l'Union Européenne, elle peut donc avoir son fond souverain.[2]

Cette dernière phrase cependant est fausse. La Norvège et l'Union, c'est un peu comme la France et l'OTAN, la non-appartenance est plus du domaine du symbole.

La Norvège fait partie de l'EEE (Accord multilatéral Islande, Liechtenstein, Norvège, UE) et est soumise à la legislation communautaire. Elle reste cependant maître de la gestion de ses ressources (pétrole, gaz, agriculture, pêche) ce qui lui permet, entre autre, de protéger son agriculture et imposer des quotas de pêche dans ses eaux pour les pêcheurs étrangers.

En matière économique - y compris pour les ventes de ses ressources - elle doit donc se conformer totalement aux avis de Bruxelles, et en particulier sur la politique de concurrence. Elle a notamment dû, comme la France, ouvrir ses monopoles d'État (électricité, gaz, transports, etc...) sous pression des normes communautaires, et ne pourrait en aucun cas fausser la concurrence dans les domaines régis par l'EEE par une intervention importante de l'État dans l'économie, par le biais de son fonds pétrolier.

Être euroscpetique c'est facile, il suffit de dire n'importe quoi. Combien de temps le positionnement de Laurent Fabius pourra-t-il encore faire illusion ?

Notes

[1] Selon moi, c'est cette attitude qui a provoqué le « non » au référendum, mais je ne rentrerai pas plus dans ce débat clos

[2] On appréciera les  « dogmes » de « l'obstacle Bruxelles » qui témoignent d'un engouement pour la question européenne

vendredi 11 avril 2008

Ségolénisme

Le site du projet de Ségolène Royal est lancé, l'URL est un peu tordue et ça permet à certains de faire de l'esprit ou des critiques sur la forme. Le segobashing devait reprendre de plus belle au fur et a mesure que le congrès s'approche. On attend la clique habituelle, celle qui ne sait que critiquer, juge avant les faits : Ce sont les mêmes que pendant les primaires ou la présidentielle.

[intox2007 : C'est parti!]

L'URI est étrange. On sent qu'elle a été réfléchie, ce n'est pas un simple Congres-du-PS-2008-avec-Segolene.org. C'est une adresse qui véhicule une idée, et critiquer le nom du site, c'est bien critiquer l'idée qu'il véhicule. Sauf pour un Ségoléniste, c'est critiquer la forme.

Toute critique se retrouve dans le ségobashing, facilité sémantique, la notion même de critique constructive disparait.

En 3 lignes, je sais déjà que quoi que je dise sur le congrès, je ne serais pas écouté : j'ai eu le tort ne pas être d'accord avec Ségolène Royal lors de l'élection présidentielle.

Ça doit être ça la mouvance participative du PS.

dimanche 16 mars 2008

Stratégies

Je continue de le répéter, la création du MoDem est une erreur stratégique, elle se paye aujourd'hui.

Laissons tomber la Politique, parlons stratégies.

Il y avait 4 lignes possibles pour le MoDem

  1. Alliance systématique avec la Droite. Cette solution était totalement exclue pour la survie du parti. Il faut bien comprendre que dans de nombreuses fédérations sections, il y a une opposition entre les nouveaux adhérents, issus en majorité du PS, et les anciens, les fidèles de l'UDF. Les nouveaux, pour la plupart sont là plutôt par rejet du PS et croient en une Politique Neuve. Une alliance avec la Droite aurait déclenchée un réflexe pavlovien chez eux. Implosion du parti : les nouveaux au PS, très peu d'anciens UDF, aucun cadre en tout cas, ils sont parti à l'UMP.
  2. Alliance systématique avec la Gauche. Celle-ci aurait pu marcher, la crainte de voir partir les leaders de l'UDF n'ayant plus lieu d'être. Quelques explications tarabiscotées auraient pu faire l'affaire : Sarkozy le méchant, nécessité de contre-pouvoir, état de faiblesse passager du MoDem, alliance temporaire sur une base bien précise. Ça aurait même être pu jouer assez finement je pense : le MoDem se présente partout où il le peut au premier tour — pour garder une illusion d'indépendance — et le moins de fusions possibles pour le second tour, tout en promettant de soutenir le PS dans les villes où l'UMP arrive en tête.
  3. Ligne d'extrême-Centre. La plus limpide à mon avis, le plus de listes indépendantes au premier tour, aucun accord au second tour. Bien sûr le MoDem n'aurait siégé que dans peu de conseils municipaux, mais on ne le traiterait pas de pute. Je me plais à imaginer qu'il aurait peut-être même obtenu plus de voix que ce qu'il vient de faire pour être resté fidèle à un idéal. La multiplication des listes locales aurait peut-être permis aussi l'émergence d'une nouvelle génération de "cadre" dont le Mouvement Démocrate va affreusement avoir besoin pour soutenir son ambition. Quand on voit les déchirements du MoDem à Lyon, les paris plutôt raté de Marielle de Sarnez, de Jean-Luc Bennahmias, et surtout la défaire de François Bayrou à Pau, on se dit qu'autant n'avoir que quelques piécettes, autant avoir la vertu qui va avec. Le MoDem n'est pas le Nouveau Centre tout de même...
  4. Alliances à Droite et à Gauche On voit ce que cela a donné, peu de résultats électoraux, une image déplorable. Une explication franche sur les tiraillements internes du MoDem, et la nécessité d'avoir des élus pour se placer dans l'action — contrairement à la LCR, par exemple — auraient pu donner une crédibilité que les excuses de vierges effarouchées qui ne trompent personne.

Les vraies échéances pour le MoDem sont les élections européennes de 2009. S'il n'arrive pas à faire entendre sa voix sur son sujet de prédilection, alors ce sera la fin de l'aventure. Et ces élections pourront être passionnantes — et passionnées. Le MoDem, avec la création du PDE, sera peut-être un des rares partis à présenter un programme trans-frontalier, avec les « partis frères », voilà une ambition tellement plus intéressante, tellement plus grande, que l'on ne peut regretter les petits arrangement pathétiques des municipales.

jeudi 13 mars 2008

L'hypocrisie du MoDem

L'histoire se passe au tout début des campagnes pour les municipales, quelques jours avant que Jean-Marie Cavada ne quitte le MoDem. C'est une question posée à Jean-Luc Bennahmias. Quelle est sa vision des municipales ? alliance nationales ? au cas par cas ? au second tour ? ligne d'extrême-centre[1] ? Il répond pour lui, évidemment, surtout qu'à l'époque toutes les investitures MoDem n'avaient pas encore été données, c'était l'action d'alors. Il dit qu'il est partisan, au premier tour, d'avoir le plus de listes indépendantes pour provoquer un maximum de triangulaires, suivi, pourquoi pas d'accords en fonction des villes, surtout pas au premier tour, surtout pas d'accord national (compromettre la position d'indépendance du MoDem)

Suit une proposition logique : pourquoi alors ne pas faire une charte — c'est très à la mode ça les charte — de valeurs — ça aussi, c'est bien à la mode dans les partis politiques — et il n'y a au second tour fusion des listes qu'avec une liste qui signe la charte ?

Ben oui, pourquoi alors ?

Et à J.-L.Benhamias de répondre : parce qu'au niveau local, n'importe quel parti peut signer n'importe quoi pour avoir des voix, ce genre de chose ne sert qu'à se donner bonne conscience, le MoDem n'a pas besoin de cette hypocrisie.

Notes

[1] Ligne dont j'étais — et je suis toujours — partisan pour cette élection

La vidéo con du jour

Quand on fait une vidéo de ce type, on trouve un angle d'attaque mois stupide et on évite de faire des fautes d'orthographe.

Patrick Labaune

(Disclamer : je n'ai pas voté pour Patrick « l'ordre républicain dans les cages d'escalier » Labaune au premier tour bien qu'il fût soutenu par le MoDem)

jeudi 28 février 2008

L'ordre républicain

Enfin, il [Patrick Labaune] rétablit l’ordre républicain dans de nombreuses cages d’escaliers malgré les menaces de mort et autres intimidations à son encontre.
[Portrait de Patrick Labaune (UMP) sur son site de campagne. ]

Ça, c'est de la politique locale. Rien à voir avec les problématiques des élections présidentielles en général, et certainement pas avec les émissions questions/réponses avec des panels de français en particulier.

mardi 26 février 2008

Nicolas Sarkozy, cette racaille

Le coup de boule de Zidane, c'était du Grand Art, un Événement Planétaire. (N'ayons pas peur des majuscules) Un geste Romantique. Vous vous rendez-compte, plus que le sportif, le symbole de la France, en finale, de sa carrière et de la Coupe du Monde, se défendre de cette manière, si vulgaire et si violente, fait preuve d'un courage inouï. Une grande parti du peuple était derrière lui. Zidane un guide. Et sa popularité ne s'est pas démentie, il reste encore dans le classement des personnalités préférées des français.

Le pauv'con de Nicolas Sarkozy est une honte nationale. Pourtant c'est un même geste, une même dynamique. Un contexte de forte tension, une insulte qui fait plus ou moins parti du jeu, une réponse disproportionnée. Materazzi était un vrai connard et le pauv'con s'appliquait sans problème. Osons l'amalgame entre Sarko et Zizou.

Ce que l'on permet aux sportifs, on ne l'autorise pas au président. C'est vous dire l'estime véritable que nous avons pour Zidane : une racaille au pieds magiques. Et c'est du pareil au même avec tous les people, c'est leur médiocrité que l'on recherche, leur côté Paris Hilton que l'on aime. Et c'est précisément, en partie, ce côté people qui est à l'origine de la victoire de Nicolas Sarkozy. Allez bande de français, avouez que vous n'avez jamais autant aimé Nicolas Sarkozy que lorsque vous l'avez vu marmonner pauv'con !

lundi 18 février 2008

L'UE et le Kosovo

Bon, je ne sais pas trop quoi penser de l'indépendance du Kosovo, je balance, je suis sensible aux arguments des 4 côtés : Serbes, Kosovard, UE régionalistes, UE nationalistes...

Il y a un étrange paradoxe balkanique : les anciennes républiques yougoslaves tentent les unes après les autres (à l'exception de la Macédoine peut-être) de devenir membre de l'UE et de reproduire, en plus complexe, le même schéma qui a échoué.

Mais c'est surtout la question de l'Union qui me touche le plus. Quelle Union voulons-nous ? Quels drames, ou quels espoirs une régionalisation apportera-t-elle ? Et lorsque l'Union aura un ministre des affaires étrangères haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. quel imbroglio si l'Union a une position et que certains pays ne la partagent pas... Cette question, absolument fondamentale, quelle genre d'organisation interne voulons-nous, devra impérativement être posée aux européennes de juin 2009. Il faudra éviter que le débat soit faussé par des visions à plus court terme, qu'une directive à la Bolkenstein envenime les débats. C'est à ce genre de condition, que nous pourrons nous rassembler autour, n'ayons pas peur des mots, d'un Projet Européen.

À lire absolument, chez les euros du village : Le Kosovo, une question européenne et le début de série de billets sur les relations entre l'ex-Yougoslavie et l'UE : la Croatie, la Macédoine, le Kosovo et le Monténégro.

Si vous avez des pistes de réflexion à me fournir ou des bons billets, les commentaires sont là pour ça. S'il-vous-plaît chers visiteurs, aidez moi à comprendre, je suis assez perdu.

vendredi 8 février 2008

Alors ?

Le FN est prompt à dégainer les communiqués de presse. Souvent, ils devancent de quelques secondes les dépêches des grandes agences de presse. Cela en dit long sur les priorités qui animent ce parti.

(D'un autre côté, ce n'est pas une phraséologie difficile à manier ; la recette est simple)

Et là, j'attends encore.

Edit 23:23, je me suis mal exprimé, je suis étonné du manque de réaction. Ce parti sait habituellement très bien jouer de la victimisation.

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