Griffonnages

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Politique

Des réflexions plutôt sur la chose politique que de la politique pure et dure. Et de toute manière, je ne suis pas un bon tribun, je n'y arriverai pas. Ébauches d'analyses et de réflexions principalement.

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi 7 février 2008

Politique fiction

Nous sommes en 201x, la Commission vient de faire passer une directive ouvrant fortement les transports à la concurrence, les taxis et les trains en première ligne.

Le gouvernement français, qui souhaite faire cette réforme, mais ne sachant pas trop comment s'y prendre pour ne pas répéter l'erreur historique d'Attali/Sarkozy, accepte ce cadeau divin.

Il fait savoir qu'il planche sur la transcription en droit national de la directive européenne, que la France, malheureusement, est obligée de s'y conformer. Les chauffeurs de taxis, fort de leur précédent succès, se mettent en grève. Ils partagent, avec les autres transporteurs une capacité de nuisance phénoménale. Mais ils n'ont plus, comme ce fut le cas en 2008, la force symbolique contre le rapport Attali, ils sont cette fois-ci, bien seuls.

Taxi Parisien

Le gouvernement lâche, jusqu'aux prochaines élections, et décide de payer les amendes providentielles que Bruxelles inflige. Puis, comme le veux la longue tradition française, finalement transcrit. Mais ce n'est pas sa faute, c'est la faute de l'Europe.

Mais, évidement, les chauffeurs de taxis n'arrivent pas à négocier les rachats de licence au prix qu'ils auraient été capables d'obtenir en 2008 en profitant d'un contexte favorable : la faiblesse de Nicolas Sarkozy à l'approche des municipales. (Et puis, de toute façon, ce n'est pas au gouvernement de décider, tout à déjà été fait ailleurs, dans cette enceinte ultra libérale qu'est le Berlaymont).

La faiblesse actuelle de Nicolas Sarkozy a été mal exploitée par les chauffeurs, en lui laissant la face sauve, ils auraient pu mieux négocier que ce qui va arriver. Et les perdants seront encore une fois l'Europe, sur qui l'on se serra défaussée, mais aussi les chauffeurs de taxi. Je comprends qu'humilier de la sorte Nicolas Sarkozy est un plaisir certain, mais n'aurait-il pas mieux valu une vision à plus long terme ?

[Photo de Tuffer, sous licence CC BY-NC-ND 2.0]

lundi 4 février 2008

QOTD

Et c'est encore le Monde qui s'illustre :

Nicolas Sarkozy doit beaucoup aux Brigades rouges. Sans les menaces terroristes et la psychose des enlèvements qui ont traumatisé l'Italie au début des années 1970, rien n'aurait dû pouvoir troubler l'existence dorée des Bruni-Tedeschi.

Vous pouvez compter sur lui, il ira les remercier.

lundi 14 janvier 2008

Caricature

Peut-être me trompe-je, puisque je ne connais pas les chiffres, mais il me semble que Barack Obama fait consensus parmi les français. Si nous pouvions voter, il serait notre président des États-Unis d'Amérique. En revanche, je suis sûr de ne pas me tromper en disant que notre président des USA serait Démocrate.

Et cette uniformité à le voir comme l'homme dont l'Amérique a besoin me dérange.

Elle me dérange car il est étonnant de voir les Français unis sur un thème politique, concilier l'inconciliable.

Elle me dérange car l'on ne connaît finalement que peu son programme. Les médias français sont avares de ce point de vue-ci.

Il ne serait que trop aisé de mettre cela sur le dos de cette chimérique pensée unique.

Il est probable qu'objectivement les Français s'inclinent naturellement du côté libéral, loin de moi l'idée de nier un ciment commun.

Ce qui me dérange, c'est que ce choix in fine soit celui des médias. Nous désirions un anti-Bush, ils nous ont servi Obama.

Ce qui me dérange encore plus, est que cet attachement à Obama est du à sa personne. Il est Noir, il est Jeune, il est Démocrate, il est Nouveau. Toute ressemblance avec le début en fanfare de la campagne de Ségolène Royal est évidemment fortuite. Et il n'est donc pas étonnant de voir des personnes qui nous ont rabâché lors de la campagne française que le fond prime, (« le fond seul est important, et non rien d'autre que le fond ne doit rentrer en ligne de compte, le fond, le fond !!! ») se ranger derrière Obama avec un argumentaire lapidaire : il est démocrate, il est de la nouvelle génération.

Je crois pour ma part que nous devrions un peu plus nous pencher sur le cas Giuliani, et qu'il n'est pas sûr que ce que nous pourrions y découvrir soit si désagréable ; que les Républicains ne sont pas que des ayatollahs pro-guerre, anti-avortement, créationnistes, ultrasécuritaires, débiles, impériaux et fanatiques.

Il n'est jamais bon de voir d'un partenaire sa caricature, il est temps d'ouvrir les yeux.

jeudi 10 janvier 2008

Message personnel

Message personnel aux google bots : « Il faut indexer ça : MoDem Bruxelles » (Oui, c'est un site en construction, mais on m'a demandé de vous le signaler, alors voilà, c'est fait. Contre deux bières, vous comprenez, je ne pouvais pas refuser)

mardi 1 janvier 2008

Euro 2008

1 200 000 supporters pour voir Chypre battre Malte sur le poteau. C'est l'Europe des 15.

dimanche 30 décembre 2007

Seuls 42% des français ont répondu à la bonne question

Selon l’Eurobaromètre du printemps dernier, seulement 38 % des Français savaient que les députés européens sont élus au suffrage universel direct et 42 % que la présidence de l’Union européenne change tous les semestres.
[Un peu de lecture sur le traité de LisbonneCoulisses de Bruxelles]

Questions :

  • Quelles modifications sur la présidence de l'UE apporte le traîté de Lisbonne ?
  • Qui préside l'UE actuellement, et dans 2 jours ? Et, très important, lors du second semestre 2008 ?

Au maximum 42 % des français peuvent répondre à la première question, un des points les plus importants des « avancés » du TCE/Traité de Lisbonne. Et après, on va continuer à me dire qu'il y eût un débat sur le fond du traité. L'Union doit avant tout être expliquée. Et je tiens, au premier rang des responsables, les hommes politiques, de droite et de gauche, qui ont eu des fonctions importantes ces 10 dernières années, pour avoir tiré la couverture à eux.

PS : Dans « ce qui a fait l'actualité en 2007 » que les chaînes télé nous passent à longueur de journée, l'Allemagne n'a jamais présidé l'Union, et parfois, après les mots traité de Lisbonne, nous avons le droit à un laconique puisque le Portugal présidait l'Union Européenne

Encore un PS : TF1 devrait faire un Qui veut gagner des millions ? spécial Europe. On rirait beaucoup, jaune, mais beaucoup. Quelqu'un a une idée pour la première question ? et celle à un million d'euros ?

lundi 17 décembre 2007

Un verre d'eau

Quand la pilule est dure à avaler, on boit un peu d'eau pour la faire passer.

Pour la prochaine action de Nicolas Sarkozy, à quoi aura-t-on le droit ?

  • La vidéo de ses (d)ébats ?
  • Son coming-out ?
  • Le suicide de son frère ?
  • Avec Laure M. ?
  • Son fils en maison fermée pour jeunes délinquants, la fermeté exemplaire du père
  • Le retour de C. ?
  • Son fils est un drogué et l'angoisse du père...
  • Un harem, la totale ?
  • L'adoption d'un enfant iranien dont les parents on périt sous les bombes françaises ?
  • Un gadin avec Ramada Yade ?
  • Il voulait un autre enfant, elle ne peut pas, le malheur du mari...
  • Avec Angela Merkel ?
  • Une fille naturelle ?
  • ...

samedi 15 décembre 2007

L'angoisse

Je m'angoisse pour le prochain traité européen. C'est pas pour demain, l'UE a besoin de se reposer, mais tout de même, je vois d'ici les nationalistes de tout bords argumenter :

En 2007, Nicolas Sarkozy a trahis la France en bafouant la volonté du peuple exprimée à travers un référendum on ne peut plus démocratique, on s'est fait avoir une fois, cette fois-ci, ils ne nous auront pas.

Ceux de droite rajouteront des mots clefs comme immigration et ceux de gauche ultra-libéralisme, tous s'enfonceront dans la caricature d'eux-même.

Et évidemment, ce n'est pas de cette farce rejouée dont l'Europe aura besoin. Je me dis que pour panser les plaies de 2005/2007, il va en falloir du courage, et du temps. Deux denrées dont les politiques manquent cruellement.

lundi 3 décembre 2007

Sarkoïsation

Enfin le Mouvement Démocrate est né. On peut sans ciller dire que cette naissance ce passe dans la douleur, la confusion, et presque dans l'anonymat.

Pour faire et simple, le MoDem est le parti qui aurait du être fondé si François Bayrou avait passé le premier tour des présidentielles, c'est un parti d'un monde parallèle.

Cependant, il est là. C'est un parti d'opposition. C'est on ne peut plus clair. Et cela me met mal à l'aise. À la présidentielle, François Bayrou incarnait une alternative, maintenant c'est l'opposition. Il est loin du temps du et et, c'est un peu le retour du ni ni, même si l'un se fait assourdissant, l'autre ni est se repose en attendant une hypothétique résurrection du PS.

Logo du Mouvement Démocrate, MoDem

Beaucoup ne voient que positionnement stratégique et ambition personnelle de François Bayrou, le MoDem comme un mouvement non démocratique, mais sectaire dont la seule ambition est d'assouvir la soif de pouvoir de la poignée de dirigeants qui reste au commande. Il y a du vrai, mais ne voir que cela, c'est se fourvoyer.

Il y a, je pense, ce que j'appelle la sarkoïsation de la politique. Devant l'ampleur que prend le président, devant sa manière de placer les gens, tel un metteur en scène remarquable, on se retrouve soit contre lui, soit avec lui, sans autre choix. Ce mec a quand même réussi à éliminer tous les autres partis, le PS, l'UDF et le FN. Il est presque seul. Nicolas Sarkozy dessine un paysage politique à son image. Il incarne les valeurs, l'action, la vérité. Il n'est presque plus possible de faire un placement politique sur des valeurs. La référence maintenant, c'est Nicolas Sarkozy. Je vois dans le positionnement du MoDem le même travers que j'ai vu dans le TSS.

Louer Nicolas Sarkozy, ou cracher sur les autres, du pareil au même, c'est à cet aune qu'il faut voir les propos toujours saignants qui accompagne chacun des ralliements à la Vérité. L'UMP est son trône, le Nouveau Centre le tapis rouge. Ah, le Nouveau Centre, l'UDF canal historique. Il aurait pu, par des prises de positions modérées, se laver de la trahison, mais il empeste la vieille école.

Le MoDem, c'est un positionnement politique que le PS moribond à permis. Le MoDem, c'est une opposition, plus une alternative. Le MoDem c'est la faiblesse de François Bayrou face à Nicolas Sarkozy.

Mais il porte en lui des espoirs, une structure nouvelle où tout est à faire, ce n'est pas que F. Bayrou, M. de Sarnez et J.-L. Bennhamias. Un embryon d'alliance centre-droit centre-gauche écologistes auquel on pouvait aspirer depuis longtemps. Et puis il y a ceux qui continuent à croire que cet embryon peut croître se nourrissant de l'originalité des présidentielles et se développer pour finalement dévoiler le talent des fées qui se sont penchées sur son berceau. Et elles sont nombreuses.

dimanche 25 novembre 2007

Photos de la grève

Times SquarePhotos d'une grève à l'américaine. On voit les machinistes de Broadway distribuant leur tracs aux passants, qui sont dans ce cas des touristes et après les employeurs des grévistes les premiers à être concernés, certains ne pouvaient en effet aller voir leur spectacle. Spamalot des Monthy Pythons dans mon cas, The Lion King pour une petite fille qui leur a tiré la langue. Les grévistes sont parqués dans des enclos avec des barrières de police en bois où l'on peut y lire POLCICE - DO NOT CROSS et finalement ne perturbent pas la marche des milliers de touristes qui passaient par là samedi soir dernier. Bref un soir presqu'ordinaire finalement à Times Square.

Grève à Broadway

Au même endroit, toutes les minutes apparaissaient sur un écran géant la tête de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy sur un écran géant à Times Square

mercredi 7 novembre 2007

Référendum

Il existe une pensée fort répandue ses jours-ci que la démocratie directe est supérieure à celle indirecte.[1] C'est faire bien peu de cas des parlementaires dont nous sommes nombreux a réclamer un rééquilibrage de leur pouvoir. Maintenant, soit on discute avec Nicolas Sarkozy directement, soit on passe par un référendum, le pouvoir législatif étant remisé au placard.

Cependant, partons de l'hypothèse, pas tout à fait fausse,[2] qu'il existe une hiérarchie des sujets politiques et que les plus importants ne peuvent pas être mis dans les mains des parlementaires, ces cumulards, soumis au diktat des lobbyistes, entourés de secrétaires et incompétent en manière de droit ; et que seul le peuple directement doit décider.

Assurément la ratification d'un traité de l'Union Européenne rentre dans cette catégorie.

Si ce sujet mérite référendum, et pas les questions plus auxiliaires que sont les retraites, la fiscalité, la réformette des universités[3] ou l'environnement[4], c'est qu'il est réellement d'importance capitale. Alors comment imaginer que des personnes si violemment opposées au traité de Lisbonne, dont son contenu n'est absolument pas étonnant, tant il a été mainte fois annoncé et débattu lors des campagnes pour les élections présidentielles et générales, aient voté largement pour Nicolas Sarkozy puis lui aient accordé une majorité aussi large ?

En tout logique deux solutions s'offrent à nous :

  1. La position européenne de Nicolas Sarkozy et de son parti ne fut pas l'élément majeur de vote pour eux, et il existe d'autres questions plus importantes qui devraient alors, pourquoi pas, être soumises à référendums.
  2. La position claire, sur cette question européenne, de Nicolas Sarkozy est un facteur de son succès électoral, il n'y a pas à y revenir dessus à moins de vouloir sciemment polluer le débat européen avec des question des politiques internes.

Ce traité a perdu de sa splendeur et son caractère symbolique, ce qui le rendait différent des autres pour prendre une place normale au milieu des autres traités européens, dans la filiation directe d'Amsterdam et de Nice... en attendant le suivant. La voie normale, démocratique, parlementaire a donc toute légitimité.

Notes

[1] Pauvre article 3 on essaye de t'enterrer alors que le Comité Balladur ne t'a même pas touché

[2] d'où l'existence du Congrès

[3] qui ne méritent que grèves

[4] qui ne mérite qu'un Grenelle

mardi 6 novembre 2007

Mais où sont-ils ?

Les opposants au traité de Lisbonne ? Je ne trouve que des ersatz d'opposants, obnubilés par la voie d'adoption du traité.

mardi 30 octobre 2007

La voie parlementaire est un déni de démocratie

Cette phrase me fait mal aux oreilles, c'est pourtant bien un des arguments principaux des opposants au traité de Lisbonne.

(Les mêmes, souvent, demandent un renforcement du rôle du parlement. Doit-on comprendre que ce même parlement doit s'effacer alors devant leur propre opinion ?)

lundi 29 octobre 2007

Première République des blogs à Bruxelles

C'est demain ! Déjà plus d'une cinquantaine de personnes inscrites ; cela augure de bonnes discussions.

À la République des Blogs, ça se passe comme sur un blog. On vient quand on veux, et l'on reste le temps que l'on veut. On parle (ou pas) avec les ceux avec qui on a envie de parler. Sérieuses ou humoristiques, voire trollesques, toutes les discussions sont admises. C'est une République Anarchique, chacun vient apporter sa pierre, l'organisation se limitant à proposer un badge, que l'on peut accepter ou pas.

mercredi 24 octobre 2007

Où va le monde ...

... si nous ne pouvons même plus faire confiance au Nouveau Centre ?

Eolas étant un bon conteur, voici l'introduction et le premier rebondissement. À suivre, donc.

- page 2 de 5 -