Aujourd'hui, c'est ma première Saint Nicolas. Il y a pas de gouvernement en
Belgique, mais il y a Saint Nicolas, c'est mieux. Sous des prétextes religieux
fallacieux (non, Laurent, ce n'est pas un pléonasme), c'est le royaume du
mercantilisme, Noël en version bêta : le jour est même pas chômé. Et moi,
je suis un mec fort, je résiste à tout cet embrigadement dépensier, je ne le
fêterai pas. Je suis un rebelle, un vrai, élevé dans (le centre de) la cité, un
citoyen.
Les mauvaises langues diront que ce sentiment de rébellion ne me coûte pas
trop cher parce que je n'avais pas l'habitude de fêter Saint Nicolas. Mais
c'est bancal comme raisonnement. Je cultive mon âme d'enfant, et savoir tous
les autres gamins heureux de découvrir leurs (chèques) cadeaux, et devoir y
renoncer, c'est dur. C'est comme la Saint Valentin, ce sont des
carabistouilles. Et le premier branquignol qui pointe la corrélation entre ma
geekitude et mon désaveu pour ce tue-l'amour, qu'il aille se faire bouffer par
un ogre imberbe de la glabelle (ça c'est un pléonasme).
Si on y réfléchit bien en fait, Saint Nicolas, en France, nous l'avons toute
l'année, surtout depuis début mai. Il apporte les cadeaux dont la France n'a
pas besoin, il l'a fait rêver. Mais surtout dépenser. Saint Nicolas est
accompagné du Père Fouettard, ce sado-maso, forcément noir, et je suis le seul
à me demander sur quel continent était notre président préféré (après Sadique
Arnaud) ces derniers jours !?! Et en plus, si t'es du Nouveau Centre, tu te
sens rebelle. Elle n'est pas belle la vie ?
Ce billet est totalement inutile, remplis de propos incohérents, de
private jokes, et de propos de comptoir. Il ne correspond en aucun cas aux
standards de la maison. Mais visiblement, le directeur de publication se laisse
aller aux heures matinales, et puis ça fait du bien d'écrire n'importe quoi, à
chacun sa thérapie