Griffonnages

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lundi 9 juin 2008

Flavour Of Entanglement

  • Le truc le plus sexy pour un informaticien quantique :

Entanglement

  • Humour : « D-Wave ? »
  • Exercice (purement classique) : Le but est de savoir à partir de quel étage de la tour 1000 de la Gauchière un chat se tue en sautant. Si on a un seul chat, on le fait sauter du premier puis du second, puis du troisième et ainsi de suite jusqu'à avoir de la bouillie.[1] Et puis c'est long, surtout s'il meurt au 50e étage. On prend beaucoup l'ascenseur, ce n'est pas génial pour l'environnement. C'est pour ça qu'on a le droit à deux chats. Quelle est la meilleure stratégie ?

Notes

[1] j'ai dit purement classique, hein ? Le premier qui me dit que le chat peut être à la fois mort et vivant,…

vendredi 6 juin 2008

La BA du jour

  1. Aller dans le dossier profile de firefox, puis le sous répertoire chrome
  2. Éditer le fichier UserContent-exemple.css
  3. Ajouter div.appel-lepost { display:none ! important; }
  4. Sauver le fichier sous le nom UserContent.css
  5. Redémarrer firefox et ne plus voir le cadre "Le POST, euro 2008, quels sont les joueurs les plus moches ?"

jeudi 5 juin 2008

Message codé

Je pars voir le lapin 10 jours.

mardi 3 juin 2008

ue2008.fr

logo ue2008.fr

Depuis hier le site de la présidence française est en ligne. Ou plus exactement une version ultra-light, qui amène cependant quelques remarques :

  • Le site sera traduit dans 5 langues, c'est mieux que celui de la Slovénie, mais cela ne me semble pas aller dans le sens de la sauvegarde et de la promotion des langues officielles de l'Union. Et pendant ce temps-là, on inscrit les langues régionales dans la constitution…
  • Le logo de la présidence fait dans le simple, mais pas le simplisme. Il est plus facile à décrypter que celui, légèrement abscons, de la présidence slovène.
  • On dispose enfin du calendrier, très chargé, et qui confirme le double langage de Nicolas Sarkozy sur l'Europe. Un exemple : « 13 et 14 juillet 2008, Paris : Sommet "Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée" » Pour l'opinion publique, c'est trop compliqué d'expliquer que depuis 1995, il y a le Processus de Barcelone (EuroMed), de faire un point clair sur ses objectifs, ce qui a bien fonctionné et ce qui n'a pas fonctionné, quelles sont les nouvelles lignes que Nicolas Sarkozy veut y apporter. On appelle ça Union pour la Méditerrannée, c'est tout nouveau, c'est tout beau, et ça va résoudre la « question » de l'immigration.
  • Et un gros logo vers elysee.fr, bling-bling jusqu'au bout.

samedi 17 mai 2008

L'ordinateur quantique peut-il tout résoudre ?

« L'ordinateur quantique peut-il tout résoudre ? » telle est la question en une du numéro de mai de « Pour la science »

Comme je n'ai pas trop le temps de bloguer, et que le web 2.0, c'est le « user generated content » discussions et questions libres en commentaires. Qu'en avez-vous pensé ? Quelles questions vous restent-ils ? L'ordinateur quantique, qu'en pensez-vous, que voulez-vous savoir sur lui ?

Un billets de commentaires, j'espère.

dimanche 4 mai 2008

Le spam du jour

Sujet : Notre Logiciel existe dans toutes les Langues Europeennes

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vendredi 2 mai 2008

Off

Een ce moment j'essaye de boucler un projet, je suis en conférence et la semaine prochaine en déplacement. D'où une certaine langueur sur ce blog. Et ce n'est pas prêt de s'arrêter.

mardi 29 avril 2008

De la facilité d'être eurosceptique

Billet coécrit avec Zarb

Je suis très chatouilleux sur l'Europe, je n'aime pas quand l'Union devient un épouvantail. On connaît les penchants d'une certaine gauche à vilipender la Commission, bastion inexpugnable de libéraux sans conscience, et d'une certaine droite souverainiste. Mais il y a pire, il a ces relents de chiraquisme qui traînent : le moindre progrès en France est dû à la politique ambitieuse du président et de son gouvernement, les soucis naissent à Bruxelles.[1] Le problème, c'est que la droite n'arrive pas à se débarrasser définitivement de cette manie ; l'opportunisme de Nicolas Sarkozy sur cette question me navre en permanence. Mais l'on connaît les penchants du personnage. En revanche, le voir sous plume cultivée d'Authueil est plus surprenant.

Dans son billet sur le brassage d'air de Laurent Fabius, dont l'argumentation générale me convainc dans l'ensemble, on peut lire :

Troisième obstacle, l'Europe, qui verrait d'un très mauvais œil une telle initiative. Au nom d'un certain nombre de dogmes, l'Union Européenne déteste les interventions de l'État sur les marchés. Il est aujourd'hui impossible de nationaliser, sauf risque de faillite imminente, et encore avec désengagement annoncé de l'Etat une fois que la situation s'améliore. Un fonds souverain, chargé d'intervenir au sein d'entreprises industrielles, comme un faux nez d'un État, cela n'a aucune chance de passer l'obstacle Bruxelles ! Pour ceux qui l'auraient oublié, la Norvège ne fait pas partie de l'Union Européenne, elle peut donc avoir son fond souverain.[2]

Cette dernière phrase cependant est fausse. La Norvège et l'Union, c'est un peu comme la France et l'OTAN, la non-appartenance est plus du domaine du symbole.

La Norvège fait partie de l'EEE (Accord multilatéral Islande, Liechtenstein, Norvège, UE) et est soumise à la legislation communautaire. Elle reste cependant maître de la gestion de ses ressources (pétrole, gaz, agriculture, pêche) ce qui lui permet, entre autre, de protéger son agriculture et imposer des quotas de pêche dans ses eaux pour les pêcheurs étrangers.

En matière économique - y compris pour les ventes de ses ressources - elle doit donc se conformer totalement aux avis de Bruxelles, et en particulier sur la politique de concurrence. Elle a notamment dû, comme la France, ouvrir ses monopoles d'État (électricité, gaz, transports, etc...) sous pression des normes communautaires, et ne pourrait en aucun cas fausser la concurrence dans les domaines régis par l'EEE par une intervention importante de l'État dans l'économie, par le biais de son fonds pétrolier.

Être euroscpetique c'est facile, il suffit de dire n'importe quoi. Combien de temps le positionnement de Laurent Fabius pourra-t-il encore faire illusion ?

Notes

[1] Selon moi, c'est cette attitude qui a provoqué le « non » au référendum, mais je ne rentrerai pas plus dans ce débat clos

[2] On appréciera les  « dogmes » de « l'obstacle Bruxelles » qui témoignent d'un engouement pour la question européenne

vendredi 18 avril 2008

La bourse, c'est facile

Heureusement que je ne m'y connais pas en économie, macro-économie et finance, sinon j'y verrais presque un complot.

  1. Faites courrir des rumeurs de résultats décevants [Libération : Google se prend une petite claque avec ses gros clics[1]]
  2. Annoncez des résultats en hausse [Le Monde : Google ne connaît pas la crise]
  3. Récupérez le Jackpot : +19%

Google +19%

Je ne doute pas qu'il y ait une meilleure explication et Denys ne devrait pas trop tarder à venir s'il n'a pas succombé à une crise cardiaque dès la première ligne de ce billet.

Notes

[1] Quel bel indicatif pour une rumeur...

lundi 14 avril 2008

Loi de conservation des « e »

L'auteure en procès contre un maison d'édition

Auteure est une hérésie visuelle qui n'a de place que dans les textes apocryphes.

vendredi 11 avril 2008

Ségolénisme

Le site du projet de Ségolène Royal est lancé, l'URL est un peu tordue et ça permet à certains de faire de l'esprit ou des critiques sur la forme. Le segobashing devait reprendre de plus belle au fur et a mesure que le congrès s'approche. On attend la clique habituelle, celle qui ne sait que critiquer, juge avant les faits : Ce sont les mêmes que pendant les primaires ou la présidentielle.

[intox2007 : C'est parti!]

L'URI est étrange. On sent qu'elle a été réfléchie, ce n'est pas un simple Congres-du-PS-2008-avec-Segolene.org. C'est une adresse qui véhicule une idée, et critiquer le nom du site, c'est bien critiquer l'idée qu'il véhicule. Sauf pour un Ségoléniste, c'est critiquer la forme.

Toute critique se retrouve dans le ségobashing, facilité sémantique, la notion même de critique constructive disparait.

En 3 lignes, je sais déjà que quoi que je dise sur le congrès, je ne serais pas écouté : j'ai eu le tort ne pas être d'accord avec Ségolène Royal lors de l'élection présidentielle.

Ça doit être ça la mouvance participative du PS.

Faux grossier

C'est l'Émoi aujourd'hui avec la réception sur plusieurs mailing-list d'universités françaises d'une lettre écrite par Bernard Saint-Girons, directeur général pour l'enseignement supérieur (qui travaille donc au cabinet de Valérie Pécresse) envoyée aux présidents d'universités et daté du 4 mars.

Voci son contenu :

Objet : Charges d'enseignement et heures complémentaires

Comme vous le savez, le déficit public atteint aujourd'hui cinquante milliards d'euros. A l'instar des autres organisations, le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche doit apporter sa contribution à la réduction de ce déficit innaceptable.

Depuis plusieurs mois, de nombreuses études ont été conduites et la réunion d'éléments suffisamment riches doit permettre l'ouverture d'un dialogue approfondi avec l'ensemble des partenaires professionnels représentés au sein des diverses commissions.

Parmi les scénarii proposés, une proposition semble recueillir l'approbation de nombreuses instances. Afin d'augmenter le pouvoir d'achat des enseignants chercheurs, le taux de l'heure complémentaire sera porté à 75 euros soit une augmentation de 25%. En contrepartie, la réduction du déficit public passerait par une petite augmentation de la charge d'enseignement qui atteindrait 220 heures équivalent TD, soit à peine 10 en valeur relative[1].

Cette proposition sera débattue lors du prochain collectif parlementaire et je ne manquerai pas de vous tenir informé.

Un démenti officiel est rapidement tombé, et je crois effectivement que c'est un faux grossier. Il y a toute les recettes d'un bon troll dans cette lettre : langage trop direct, mauvaise foi.

Ce qui est significatif en revanche, c'est la vitesse à laquelle elle a fait le tour des universitaires et donc du crédit qui lui a été porté. Non pas comme on me l'a dit de-ci de-là la preuve que nous nous attendons tous à nous faire avoir avec la LRU, mais d'une défiance hors du commun du cabinet ministériel actuel, du malaise entre chercheurs et ministère.

Le dialogue n'est pas rompu mais il est délicat, et je comprends que le ministère communique au compte-goutes sur ses intentions réelles tellement il a accusé de tous les maux à chaque nouveau mot.

La preuve en est que certains ne croient pas toujours pas à la théorie du faux (nous sommes 10 jours après le premier avril, une telle lettre du 4 mars aurait déjà fait beaucoup de bruit, il n'y a pas de numéro de communication,...), parlent de ballon d'essai, mettent en doute la véracité du démenti et attendent confirmation de la part des syndicats. Un tel endoctrinement est néfaste à la cause qu'il croit servir.

Notes

[1] Actuellement, la charge est de 192 heure équivalent TD

Mission Olivennes vs. Parlement Européen

La mesure phare de la mission Olivennes est la fameuse riposte graduée, saluée par Nicolas Sarkozy comme LA solution qui va éviter de faire périr l'industrie culturelle. Comprenez l'industrie mondiale culturelle — la France n'a-t-elle jamais eu autant de puissance de nuisance ? — vidéo et musicale (après tout, il s'agit bien là des seules formes de culture importantes quand on regarde leur chiffre d'affaire).

Mais le parlement européen ne l'entend pas de cette voix là. Dans sa plus pure tradition d'être inféodé aux lobbies, de droite néo-post-ultra-libérale et sécuritaire, il a voté hier un texte intitulé L'industrie culturelle, porteuse de croissance.

Je ne suis pas arrivé à avoir l'intégralité du texte, mais l'on peut lire un résumé des idées clés sur le site du Parlement Européen.

Ce qui frappe immédiatement, c'est l'ouverture dont fait preuve le texte, l'ensemble des dimensions culturelles sont observées et à travers toute l'Europe. On peut y lire qu'il faudrait une TVA adaptée sur les produits culturelles, qu'il faudrait harmoniser les législations sur les droits d'auteur et les droits voisins,...

Et ce ne sont pas quelques députés idéalistes intellectuels qui ont voté ce texte pour l'amour des lettres grecques, non, la motivation est claire et économique :

Considérant le secteur culturel européen comme une dimension essentielle de la Stratégie de Lisbonne, les députés demandent que des efforts supplémentaires soient fournis pour s'assurer que les programmes européens reflètent un patrimoine culturel commun.

Et le rapport avec la mission Olivennes ? Alors que ces deux groupes partagent les mêmes objectifs (préserver le secteur économique, juste rémunération de la propriété intellectuelle) on peut lire

Concernant la liberté d'accès à l'outil Internet, un amendement adopté à une courte majorité appelle la Commission et les Etats membres à "éviter toute mesure allant à l'encontre des droits de l'homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d'efficacité et d'effet dissuasif, telles que l'interruption de l'accès à Internet".

Pour les députés, "la criminalisation des consommateurs qui ne cherchent pas à réaliser des profits ne constitue pas la bonne solution pour combattre le piratage numérique." Ils suggèrent plutôt de responsabiliser les consommateurs et tous les acteurs impliqués dans la lutte contre le piratage.

Et une réaction d'un conservateur (eurodéputé suédois Christofer Fjellner)

Il faut lutter contre la fraude et le non-respect des droits d’auteur, mais quand il s’agit d’interdire l’accès à internet, je pense qu’on va trop loin

Et pour la bonne bouche :

« Ce point pour nous était relativement important parce que c’était une mesure que nous considérions manifestement disproportionnée », a aussi commenté le rapporteur du texte, le socialiste français Guy Bono. Selon lui, « il ne faut pas se tromper d’objectif : ce ne sont pas les 13 % d’Européens qui téléchargent illégalement qui menacent notre culture ». Et de dénoncer plutôt la forte concentration dans l’industrie musicale, où 95 % du marché est contrôlé par 4 majors : EMI, SonyBMG, Universal et Warner.

Quant à moi, je continue de penser que l'offre légale est totalement inadaptée : chère et pas assez innovante.

mercredi 9 avril 2008

Bibliographie scientifique en CSS : horrible hack

Le but est d'avoir une jolie bibliographie sur ma page professionnelle qui reprend les us scientifiques, ça doit ressembler à ça :

[ABCD08]  Titre de l'article
          Noms des auteurs
          Références exacte de l'article
          Liens, etc.
[CDE07]   Titre de l'article
          Noms des auteurs
          Références exacte de l'article
          Liens, etc.
[Celui07] Titre de l'article
          Noms des auteurs
          Références exacte de l'article
          Liens, etc.

J'ai voulu faire ça bien, genre je suis un gourou du web sémantique, xhtml et CSS. Seulement, ce n'est pas mon rayon, l'informatique théorique est assez éloignée des bonnes pratiques du web.

Voila à quoi ressemble[1] mon code HTML :

<ol class="publications">
    <li id="ABCD08">
          Titre<br />
          Auteurs<br />
          Références<br />
          Autre
    </li>
    <li id="CDE07">
          Titre<br />
          Celui et al.<br />
          Références<br />
          Autre
    </li>
    <li id="Celui07">
          Titre<br />
          Celui<br />
          Références<br />
          Autre
     </li>
</ol>

Puisque j'ai besoin d'utiliser des attributs id pour faire des ancres, autant utiliser les ids des papiers, après tout, ils sont fait pour ça.[2] Et puisque j'ai les id, pas la peine de les réécrire.

Donc à ce point là, je me suis dit : Chouette, il suffit d'utiliser l'attribut id comme "bullet" pour mes items de liste, et c'est gagné. En plus, c'est le navigateur qui va gérer la "tabulation" comme il le fait pour les numérotations, ça va être trop simple.

Sauf que je n'ai pas trouvé comment faire,[3] et c'est là que commence le vilain hack CSS. Bon ça marche, mais si quelqu'un sait faire mieux, je suis preneur.

L'idée est de générer l'id de l'article et le placer grace au pseudo-element :before. Seulement celui-ci fait parti intégrante de <li> et n'est donc pas facilement manipulable. C'est pourquoi j'utilise pour lui display: block ce qui a pour conséquence de lui donner une ligne rien que pour lui. On place tout ce beau monde en jouant sur les marges négatives.

Voici mon code CSS :

.publications {
   list-style-type: none;
   line-height: 2.5ex;
   padding: 0; 
   margin: 0;
}
.publications > li:before {
   display: block;
   width: 8em;
   margin-left: -8em;
   margin-bottom: -2.5ex;
   content: "[" attr(id) "]";
}
.publications > li {
   padding-left: 8em;
}

Moralité : ce serait bien de pouvoir faire quelque chose du genre

list-style-text: child.attr(id);

(ou que j'apprenne mieux le CSS)

Notes

[1] j'ai simplifié ce qu'il y a dans les <li>

[2] L'attribut id ne peut pas commencer par [

[3] Sur A List Apart il y a une astuce pour faire ça si le texte du "bullet" a une longueur fixe, ce qui n'est pas mon cas

mardi 8 avril 2008

QOTD

C'est tout simplement grandiose, et c'est dit par le pédégé de l'ex-passoire du site entreparticuliers.com pour justifier les pratiques à la limite à la légalité :

on est en concurrence avec des sites gratuits, il faut un modèle astucieux.

Avec des procédés réthoriques si fins, ce monsieur fait un excellent candidat pour être porte-parole du gouvernement.

Pour en savoir un peu plus, c'est chez embruns.

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