Je vous nargue : je suis en vacances. Juilletiste penserez-vous. Non point. Se laisser affubler d'un tel adjectif n'est pas dans l'air du temps. Il y a déjà les ouiistes et les nonistes, les sarkozystes et les ségolénistes, la France d'en haut et celle d'en bas, les lève-tôt et les couche-tard, alors je refuse une nouvelle distinction basée sur un choix aussi personnel que le mois de départ en vacances. Dans un soucis de conciliation, je me pose en trait d'union, 2 mois de vacances. Ce blog va reprendre vie. On ne sort pas du coma du jour au lendemain, on passe en salle de réa d'abord.

Mon neurochirurgien souhaite que je me repose.

Mon psy désire que je lui parle de ma mère.

Mon banquier explique à mon répondeur que je dois l'appeler.

Mon moi me souffle que les soldes ont débutées.

Mon conseiller culturel s'apitoie : j'ai snobé Praxitèle au Louvre.

Je vivais un peu trop vite, profitant de mes quelques mois franciliens, le repos se trouve en province. Il est temps de redécouvrir une lenteur dans la gestuelle, des odeurs moins carbonées, des arbres moins bétonnés, un ciel moins gris, une vie plus joyeuse et moins excitée.