18 ou 112 ?
Par Celui le dimanche 29 juillet 2007, 01:23 - /home/celui/perso - Lien permanent
Billet spécial XIII
Je rentrai d'un restaurant bien arrosé pour fêter mes 2x ans. Ça sentait le cramé. Ça puait même. Au rez-de-chaussée, par un volet entr'ouvert sortait de la fumée. Plus étonnante était celle qui émanait de la fenêtre voisine aux volets violets fermés. Avec mon acolyte, nous ouvrâmes la fenêtre et découvrîmes un gars, entre 25 et 30 ans, endormis dans un studio à l'atmosphère totalement saturée en carbone, l'odeur du brûlé en prime.
Nous en convînmes, il fallait appeler les pompiers. Munis de mon portable, j'hésitai, 112 ou 18 ? 18 ou 112 ? les pompiers, c'est 18. Oui, mais les urgences, c'est le 112 ! Ah... Le réflexe ancré au fond de mon cerveau par une nuée d'enseignant(e)s l'emporta, les pompiers, c'est le 18. Et puis c'est tout.
- Au 12 rue du xx xx, à Xxxxxx, un homme est endormi dans un studio, une quantité incroyable de fumée s'en échappe, on crie et on sonne pour essayer de le réveiller, mais rien n'y fait.
- Rue du quoi ? je la trouve pas dans mon ordinateur.
- Rue du xx - xx
- Ah !? avec un tiret, alors... ah oui la voilà. Vous êtes monsieur ?
- Monsieur Celui C.E.L.U.I
- Très bien, nous envoyons une équipe sur place immédiatement.
Les 5 minutes suivantes furent moralement difficiles. Rien à faire, si ce n'est attendre. Et pendant ce temps-là, la fumée s'épaississait.
Enfin, les démons anges rouges et noirs débarquèrent, flanqués de
la police municipale. Ils examinèrent la porte :
- On la défonce ?
- À la hache ?
- Je défonce.
Un coup de pied bien placé y suffit. La porte céda et l'homme se réveilla.
Immédiatement extrait dans la rue, l'homme vêtu d'un simple slip, essayait de
reprendre ses esprits. Les pompiers ne lui en laissèrent pas le temps :
déclinez votre identité aux gendarmes
[1]
Un attroupement se forma, alors nous nous éclipsèrent, le sentiment d'avoir
accompli une bonne action. Narrée ici et instantanément dévoilée à la face du
monde. Ton Père sait ce que tu fais dans le secret : il te le
revaudra
.[2] Si je meure étouffé, je saurais pourquoi.
Commentaires
L'annive dont tu te souviendras !