Le Monde ne change pas
Par Celui le dimanche 21 octobre 2007, 19:16 - Politique - Lien permanent

Je me demandais comment Le Monde
allait réagir aux propos de Sarkozy.
Avec une hauteur et une pédanterie qui sont l'apanage de ce journal.
À l'heure actuelle, il n'y a pas en première page du Monde d'article sur l'accord européen. Je ne peux pas en dire autant du divorce du couple présidentiel.
Commentaires
j'eusse aimé que tu développes. Je vois mal la pédanterie. Quant à la hauteur, c'est plutôt Sarkozy qui en a remontré au Monde, non ?
@armel, d'abord, j'espère qu'il ne vous a pas échappé que l'auteur de l'article du Monde, Philippe Ridet, est la personne qui a posé la question à Nicolas Sarkozy. Savoir change la donne. Le droit de réponse qu'il n'a pas eu en conférence de presse, il le prend là, et c'est bien, mais sans le dire, sans même le laisser entendre, et j'y vois une sorte d'escroquerie intellectuelle. Il y avait à Lisbonne, d'après Jean Quatremer, 3 journalistes du Monde, et il me semble qu'un des deux autres envoyés spéciaux aurait pu écrire l'article si le but de l'article avait été de parler du de Nicolas Sarkozy. Bref, je vomis la manière de faire.
Concernant mon usage de pédanterie, il ne faut pas le prendre au premier sens, mais dans un sens plus général : (Petit Robert). Le journaliste connaît les trois raisons qui ont poussées Nicolas Sarkozy à réagir ainsi : sondage, irritation envers les entretiens de Cécilia et tentative de découragement des questions futures. Ce ne sont pas des suppositions, ce sont des faits, l'indicatif est partout.
La hauteur me semble évidente, poser Le Monde comme un journal exemplaire de vertu journalistique, avec pour preuve la large couverture médiatique du traité de Lisbonne me laisse perplexe : comme je l'indiquai, lorsqu'a paru cet article sur lemonde.fr, il n'y avait qu'un seul article concernant le traité de Lisbonne contre 3 concernant le divorce du couple présidentiel (dont un dans l'encart lepost.fr).
Soyons bien d'accord, je pense que le journaliste a eu raison de poser la question, celui-ci ou un autre, mais répondre à Nicolas Sarkozy de cette manière en se drapant de vertu, est indigne du devoir journalistique.