Montréal, le nord et un feu d'artifice

Par la fenêtre,

Un gros chat noir se glisse le long des murs et disparaît dans une haie.

Un néon, usé, d'un enseigne commerciale sent poindre la fatigue, il clignote.

Le tramway dépose un couple qui s'embrasse dans la nuit. Elle frissonne, il la serre un peu plus fort.

Le voisin gameur, est hypnotisé par son écran, comme tout les soirs, qui projette des lueurs fantasmagoriques sur la façade.

La sono d'une voiture déchire le silence oppressant.

Les passants solitaires me renvoient ma propre image.

Il est minuit trente, la journée s'achève et les angoissent surgissent. Les démons que l'on peut enfermer de jour, les non-dits, les actes manqués, les inquiétudes enfouies, vont ressurgir, je les sens déjà. Cette nuit, ce sera la valse des monstres.