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Tag - Traité de Lisbonne

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dimanche 30 décembre 2007

Seuls 42% des français ont répondu à la bonne question

Selon l’Eurobaromètre du printemps dernier, seulement 38 % des Français savaient que les députés européens sont élus au suffrage universel direct et 42 % que la présidence de l’Union européenne change tous les semestres.
[Un peu de lecture sur le traité de LisbonneCoulisses de Bruxelles]

Questions :

  • Quelles modifications sur la présidence de l'UE apporte le traîté de Lisbonne ?
  • Qui préside l'UE actuellement, et dans 2 jours ? Et, très important, lors du second semestre 2008 ?

Au maximum 42 % des français peuvent répondre à la première question, un des points les plus importants des « avancés » du TCE/Traité de Lisbonne. Et après, on va continuer à me dire qu'il y eût un débat sur le fond du traité. L'Union doit avant tout être expliquée. Et je tiens, au premier rang des responsables, les hommes politiques, de droite et de gauche, qui ont eu des fonctions importantes ces 10 dernières années, pour avoir tiré la couverture à eux.

PS : Dans « ce qui a fait l'actualité en 2007 » que les chaînes télé nous passent à longueur de journée, l'Allemagne n'a jamais présidé l'Union, et parfois, après les mots traité de Lisbonne, nous avons le droit à un laconique puisque le Portugal présidait l'Union Européenne

Encore un PS : TF1 devrait faire un Qui veut gagner des millions ? spécial Europe. On rirait beaucoup, jaune, mais beaucoup. Quelqu'un a une idée pour la première question ? et celle à un million d'euros ?

samedi 15 décembre 2007

L'angoisse

Je m'angoisse pour le prochain traité européen. C'est pas pour demain, l'UE a besoin de se reposer, mais tout de même, je vois d'ici les nationalistes de tout bords argumenter :

En 2007, Nicolas Sarkozy a trahis la France en bafouant la volonté du peuple exprimée à travers un référendum on ne peut plus démocratique, on s'est fait avoir une fois, cette fois-ci, ils ne nous auront pas.

Ceux de droite rajouteront des mots clefs comme immigration et ceux de gauche ultra-libéralisme, tous s'enfonceront dans la caricature d'eux-même.

Et évidemment, ce n'est pas de cette farce rejouée dont l'Europe aura besoin. Je me dis que pour panser les plaies de 2005/2007, il va en falloir du courage, et du temps. Deux denrées dont les politiques manquent cruellement.

mercredi 7 novembre 2007

Référendum

Il existe une pensée fort répandue ses jours-ci que la démocratie directe est supérieure à celle indirecte.[1] C'est faire bien peu de cas des parlementaires dont nous sommes nombreux a réclamer un rééquilibrage de leur pouvoir. Maintenant, soit on discute avec Nicolas Sarkozy directement, soit on passe par un référendum, le pouvoir législatif étant remisé au placard.

Cependant, partons de l'hypothèse, pas tout à fait fausse,[2] qu'il existe une hiérarchie des sujets politiques et que les plus importants ne peuvent pas être mis dans les mains des parlementaires, ces cumulards, soumis au diktat des lobbyistes, entourés de secrétaires et incompétent en manière de droit ; et que seul le peuple directement doit décider.

Assurément la ratification d'un traité de l'Union Européenne rentre dans cette catégorie.

Si ce sujet mérite référendum, et pas les questions plus auxiliaires que sont les retraites, la fiscalité, la réformette des universités[3] ou l'environnement[4], c'est qu'il est réellement d'importance capitale. Alors comment imaginer que des personnes si violemment opposées au traité de Lisbonne, dont son contenu n'est absolument pas étonnant, tant il a été mainte fois annoncé et débattu lors des campagnes pour les élections présidentielles et générales, aient voté largement pour Nicolas Sarkozy puis lui aient accordé une majorité aussi large ?

En tout logique deux solutions s'offrent à nous :

  1. La position européenne de Nicolas Sarkozy et de son parti ne fut pas l'élément majeur de vote pour eux, et il existe d'autres questions plus importantes qui devraient alors, pourquoi pas, être soumises à référendums.
  2. La position claire, sur cette question européenne, de Nicolas Sarkozy est un facteur de son succès électoral, il n'y a pas à y revenir dessus à moins de vouloir sciemment polluer le débat européen avec des question des politiques internes.

Ce traité a perdu de sa splendeur et son caractère symbolique, ce qui le rendait différent des autres pour prendre une place normale au milieu des autres traités européens, dans la filiation directe d'Amsterdam et de Nice... en attendant le suivant. La voie normale, démocratique, parlementaire a donc toute légitimité.

Notes

[1] Pauvre article 3 on essaye de t'enterrer alors que le Comité Balladur ne t'a même pas touché

[2] d'où l'existence du Congrès

[3] qui ne méritent que grèves

[4] qui ne mérite qu'un Grenelle

mardi 6 novembre 2007

Mais où sont-ils ?

Les opposants au traité de Lisbonne ? Je ne trouve que des ersatz d'opposants, obnubilés par la voie d'adoption du traité.

mardi 30 octobre 2007

La voie parlementaire est un déni de démocratie

Cette phrase me fait mal aux oreilles, c'est pourtant bien un des arguments principaux des opposants au traité de Lisbonne.

(Les mêmes, souvent, demandent un renforcement du rôle du parlement. Doit-on comprendre que ce même parlement doit s'effacer alors devant leur propre opinion ?)

mardi 23 octobre 2007

Traités simplifiés européens

Drapeau de l'Union européenne Je découvre, via Pascal dans les commentaires d'embruns, à quoi devraient ressembler les deux traités qui sont à la base de l'Union Européenne (le traité sur l'Union Européenne et le traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne - auparavant appelé traité instituant la Communauté Européenne) en incluant les modifications successives : traité de Nice, d'Amsterdam et celui de Lisbonne, le traité modificatif, celui que Nicolas Sarkozy appelait il y a quelques semaines encore Traité simplifié.

Ces versions consolidées, qui n'ont aucune valeur officielle, ont été réalisées par Marianne Dony, directrice de l'Institut des Études Européennes, le tout se trouve en ligne sur le site de l'IEE.

Il ne reste plus qu'à comparer avec le Traité instituant une Constitution pour l'Europe, et à se demander avec un regard doucement compatissant pourquoi le chemin fut si tortueux.